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 historique du graffiti Paris

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Nawal
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PostSubject: historique du graffiti Paris   Mon 14 May - 21:59

Paris [modifier]



Miss.Tic : « J'enfile l'Art-mur pour bombarder des mots-cœurs »






La confrontation des silhouettes de Gerard Zlotykamien, Richard Hambleton et Jérôme Mesnager.





En 1960, Brassaï publie le livre Graffiti, fruit de trente ans de recherches, régulièrement réédité, qui propose le graffiti comme une forme d'Art brut, primitif, éphémère. Picasso y participe. C'est sans doute la première fois que l'on évoque le graffiti comme un art.
Dans la foulée de mai 1968,
les messages politiques de la rue parisienne gagnent en poésie et en
qualité graphique. Ils sont notamment le fait d'étudiants en
philosophie, en littérature, en sciences politiques ou en art et font
souvent preuve d'humour absurde ou d'un sens de la formule plutôt
étudié : « Cache-toi, objet ! », « Une révolution qui demande que l'on
se sacrifie pour elle est une révolution à la papa. », « Le bonheur est
une idée neuve. », « La poésie est dans la rue », « La vie est
ailleurs », « Désobéir d'abord : alors écris sur les murs (Loi du 10
Mai 1968.) », « J'aime pas écrire sur les murs. », etc.[14].
Ces slogans sont indifféremment écrits au pinceau, au rouleau, à la
bombe de peinture (plus rare) ou sur des affiches sérigraphiées. C'est
de cet affichage sauvage et militant que naît une tradition parisienne
du graffiti à vocation esthétique. À la fin des années 1970, l'artiste Ernest Pignon-Ernest
produira des affiches sérigraphiées, sans slogans, qu'il exposera dans
plusieurs grandes villes : « les expulsés », collés sur les murs de
maisons en démolition et représentant à taille réelle des personnes
tenant des valises ou un matelas, « Rimbaud », représentant le poète,
jeune, toujours à taille réelle. Les sérigraphies urbaines d'Ernest
Pignon-Ernest interpellent le passant et lui demandent quelle est la
place de l'homme ou de la poésie dans la cité moderne.

Quelques années plus tard, les premiers « pochoiristes » comme Blek le rat
continueront sur le même principe, mais leurs œuvres ne sont plus des
affiches collées mais des peintures exécutées selon la technique du
pochoir. Outre les pochoiristes, de nombreux artistes s'intéressent à
l'art urbain et clandestin, comme Gerard Zlotykamien qui peint des silhouettes évoquant les ombres macabres restées sur les murs d'Hiroshima, Jérôme Mesnager, auteur d'hommes peints en blanc qui courent sur les quais de la Seine, etc. C'est aussi l'époque de la Figuration Libre, une époque de créativité joyeuse et humoristique, née du Pop-Art, de Bazooka, du vidéo clip, du graffiti, souvent présente dans la rue, avec Robert Combas, Les Frères Ripoulin
(qui peignaient sur des affiches posées clandestinement), Claude Costa
(qui se fait enfermer la nuit dans le métro pour pouvoir en détourner
les affiches), Hervé Di Rosa, Speedy Graffito, Paëlla Chimicos, VLP (Vive La Peinture) ,etc.

Outre la rue, les catacombes de Paris seront aussi à l'époque un lieu important du graffiti.
Le graffiti « new-yorkais » apparaît en France dès 1982-1983, avec des artistes comme Darco, Bando,
Blitz, Lokiss, Scipion, Skki ou encore Saho. Les premiers articles de
presse consacrés à ce phénomène ne datent pourtant que de 1986[15]. Vers 1986-87,
le graffiti « new-yorkais » et sa culture hip-hop prennent
définitivement le pas à Paris sur les formes plus proches du monde de l'art contemporain lequel retourne, sauf exception, à ses galeries.

À Paris, le graffiti new-yorkais se trouve des lieux privilégiés comme les quais de la Seine, les palissades du Louvre ou du centre Georges Pompidou, le terrain vague de Stalingrad/La Chapelle puis s'étend progressivement aux cités des banlieues
où la culture hip-hop trouve son second souffle en devenant plus
populaire et moins bourgeoise. Paris attire de nombreux graffiteurs
européens (Shoe, Mode 2) mais aussi américains (Jonone, Futura 2000,
T-Kid, A-One).

source wikipedia
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